
Baleines en migration : nouvelles protections 2026
En bref : Le succès des mesures qui seront mises en place pourrait demain servir d’exemple aux autres pays du Pacifique. Car si nous réussissons ici, entre Tahiti et Moorea, ce ne sont pas seulement les 11 milles nautiques qui séparent nos îles qui seront mieux protégés, mais une grande partie de la vie des baleines dans l’océan Pacifique. Cette vision polynésienne illustre l’urgence mondiale de protéger les routes migratoires des grands cétacés, alors que 2026 marque un tournant décisif.
La migration des cétacés désigne le cycle migratoire consistant en longs voyages (jusqu’à 10 000 km) que font bi-annuellement certains cétacés afin de rejoindre des eaux meilleures. Ces migrations se font parfois par groupes comprenant jusqu’à 30 000 individus qui sont alors une cible de choix pour l’observation des baleines. Mais cette magnificence cache une tragédie : plus de 300 000 cétacés (baleines, dauphins et marsouins) sont chaque année capturés accidentellement dans les filets de pêche. Face à cette hécatombe, les mortalités de petits cétacés dues à des captures accidentelles ont fortement baissé par rapport aux années précédentes grâce à la fermeture de 4 semaines. Les niveaux de mortalité par capture accidentelle, pour l’hiver 2023-2024, ont été divisés par quatre.
L’année 2026 s’annonce cruciale pour la conservation des grands migrateurs marins. La prochaine réunion de la Commission (IWC70) aura lieu à Hobart, Australie du 28 septembre au 3 octobre 2026. Cette Commission baleinière internationale, qui compte actuellement 88 gouvernements du monde entier, doit trancher sur des dossiers sensibles. Pendant ce temps, la prochaine réunion biennale du Comité scientifique de l’IWC (SC70) se déroulera du 27 avril au 8 mai 2026 à Bled, en Slovénie.
La France maintient sa mobilisation avec l’usage des engins identifiés interdit dans le Golfe de Gascogne du 22 janvier au 20 février inclus pour les années 2024 à 2026. Cette approche porte ses fruits : l’Observatoire Pelagis a établi une estimation totale de 1 450 dauphins communs morts par capture accidentelle entre le 1er décembre 2023 et le 31 mars 2024, soit une chute spectaculaire par rapport aux années antérieures. Les sanctuaires marins se multiplient également, offrant des refuges vitaux sur les corridors migratoires où ce sont surtout les mâles (cachalot adulte par exemple) qui effectuent de longues migrations, en quête d’une partenaire et où les orques menacent les baleineaux.
📣 Agissons ensemble : découvrez nos analyses sur les routes migratoires et les nouvelles protections mises en place pour sauvegarder ces géants des océans sur EngagedForOcean.org
Sources
- Service Public Polynésie française — mars 2026
- Ministère de la Mer — mars 2026
- Commission baleinière internationale — mars 2026


